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(fr) Enieme repetition sur l’implantation d’une startup dans la Silicon Valley April 23, 2011

Posted by Phil Jeudy in Paris, San Francisco, Silicon Valley, startup.
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Je viens juste de laisser quelques commentaires sur le site de Techcrunch France évoquant les startups retenues dans le programme annuel d’Ubifrance a San Francisco…

L’occasion de se répéter, et éventuellement de me différencier sur différents points cles :

De lever de l’argent dans la Silicon Valley quand on n’y pas implante.

C’est quasi impossible.

Je pourrais developper plus ici, mais ce sera pour plus tard. Je n’ai qu’une chose a dire dans l’immédiat : c’est statistique. Regardez l’histoire Zong, Criteo, Talend, et posez vous la question : “Suis-je prêt ?”. Si vous n’avez pas la réponse, contactez moi.

De l’art de s’implanter dans la Silicon Valley.

En tant qu’observateur (et acteur) de l’implantation des sociétés Françaises dans la Silicon Valley, je recommande :
– un savant mélange de modestie et de force de convictions (pas besoin d’apprendre a parler Américain, soyez vous mêmes… mais soyez clairs et straight to the point)
– le ciblage précis de ses interventions, et de ses contacts, il faut de la lucidité (passez le cap de émerveillement de la vie a San Francisco…)
– la préexistence : un petit tour de meetings dans la Bay Area, cela doit être un détail dans une stratégie 6-12 mois avec beaucoup d’argent pour tenir la route (pas facile de faire du business a distance avec 9 heures de décalages horaires)

Mon conseils a tous : soyez pragmatiques, et n’hésitez pas a faire du double-check sur les sujets qui sont prioritaires pour vous. La Silicon Valley regorge du surprises, faites de façon a ce qu’elles soient positives.

Il n’est jamais trop tard pour se lancer aux États-Unis. Je ne suis pas d’accord avec bon nombre de Français de la Valley qui vont vous bâcher “parce que vous n’êtes pas prêts”. Sans doute ce ne sont pas les bons interlocuteurs pour vous, tout simplement.
Ce n’est pas en faisant chauffer la machine en France qu’on sera prêt pour se lancer dans le grand bain. Différence exécution entre les 2 pays, focus sur le quotidien qui empêche de se préparer suffisamment. Comme dirait un ami entrepreneurs ici a San Francisco, il faut se mettre en danger pour véritablement mettre en place les tactiques qui vont marcher, peaufiner sa stratégie, prendre du feedback et progressivement, au contact du terrain, comprendre ce qu’il faut faire.

Je connais des sociétés Françaises qui travaillent sur un projet qu’ils viennent de lancer officiellement, en préparation depuis… 3 ans ! Vous vous rendez compte ?! 3 ans !!! Vous imaginez tout ce qui peut se passer en 3 années d’exécution ?! Je pense que c’est meme bien d’aller passer un peu de temps ailleurs que dans son cocon !

Le seul point essentiel selon moi qui compte au moment d’envisager de se lancer ici (US en général) : avoir de l’argent, via une activité récurrente et profitable en France, ou via un financement spécifique.
Il faut arrêter de rêver en lisant Techcrunch.com ou d’autres sources locales de la Valley. A moins d’avoir un projet qui a déjà fait ses preuves, ou alors un projet unique en son genre.

Maintenant, les 2/3 des gens qui ont créés leur startups ne sont pas Américains de souche. Alors !

Enfin, pour ceux qui n’ont pas été retenus par Ubifrance dans le cadre de leur programme annuel : Il n’y a pas qu’Ubifrance dans la vie !
La porte de la Silicon Valley est grande ouverte, il n’y a qu’a la prendre…
Organiser des RDV avec un projet sérieux, qui tient la route, suffisamment finance, avec un P&L US pragmatique et une bonne vision, ce n’est réellement pas un problème… en fonction du marche (j’en ai un bon exemple actuellement sur lequel je travaille).
Pas de frustrations a avoir donc, et il est même possible d’avoir des financements de la part d’Ubifrance sur des voyages individuels.
Alors a vous de jouer !

Comments»

1. Daniele - April 24, 2011

Phil, tout ca me semble clair, mais j’ai une question asez fondamentale. Quid du recrutement et du cout de resources techniques en SV? Si un dev moyen coute 100k$ et un senior 150k$, et on en trouve pas, il en faut de seed pour monter une équipe… de ce point de vue n’est-ce plus logique d’avoir un siège en SV mais un centre de R&D la où c’est plus efficace, par ex: Sophia ou Grenoble?

Phil Jeudy - April 24, 2011

La France est le pays parfait pour développer une techno. Les subventions offertes sont considérables, et pas éternelles, je conseille d’en profiter. Il suffit de déposer les patents de façon globale, et le transfert de l’IP peut se faire dans un 2e temps.
Les développeurs ici coutent très chers effectivement, et sont très rares (cela va ensemble). Il faut donc lever beaucoup d’argent ici (genre $41 millions avec Colors). Les sociétés de développement en offshore sont nombreuses ici (j’en sais quelque chose…).
La réponse est oui en quelque sorte. Mais chaque cas est unique je ne le répéterai jamais assez !


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